Intolérance aux protéines bovines chez le bébé


Mon aventure avec l’intolérance aux protéines bovines a commencé lorsque Jake était nouveau-né. À 17 jours de vie pour être plus exacte. J’allaitais Jake depuis sa naissance et je persistais malgré une blessure au côté gauche, mais ça c’est une autre histoire. Un jour, je change sa couche et j’aperçois un filament de sang dans ses selles. Comme c’est mon premier bébé, je me renseigne tout de suite au 811 en supposant fortement l’intolérance aux protéines bovines. Étant technicienne en diététique, je suis quand même familière avec ça. Pour finalement me rendre à l’urgence et qu’il se fasse diagnostiquer. J’aurais pu décider de faire le fameux «régime d’éviction» qui consiste à enlever toute trace de protéines bovines et de soya (on m’a expliqué que la protéine de soya ressemblait beaucoup à la protéine de vache) dans ma propre alimentation et continuer d’allaiter, mais j’ai fait le choix (difficile, mais évident pour moi) d’arrêter l’allaitement et de me tourner vers la préparation pour nourrisson. Pour le soya, dû à l’inflammation du système digestif causé par le lait de vache, lorsqu’il passe dans des intestins déjà fragilisés, il fait réagir ceux-ci dû à sa similitude avec le lait de vache. Il en est de même pour le lait de chèvre. Alors dès le début, on enlève tout ce qui contient ou peut contenir ces trois aliments. Il faut faire attention aussi aux produits transformés par l’industrie. Il faut lire l’étiquette des valeurs nutritives attentivement au niveau des ingrédients et éviter tout ce qui peut contenir du lait. On doit être attentif, parce qu’il peut être retrouvé sous plusieurs formes. Je vous suggère grandement de demander une consultation avec une nutritionniste spécialisé sur le sujet.


Pour ceux qui sont un peu mêlés avec l’intolérance aux protéines bovines et à l’intolérance au lactose, je vais vous éclairer et vous le vulgariser du mieux que je peux:


Premièrement, l’intolérance au lactose, c’est une réaction du système digestif au sucre contenu dans le lait. Le lactose est composé de sucres qui doivent être divisés pour être bien digérés. Le travail de «couper» le lactose en plus petit est effectué par la lactase, une enzyme déjà présente dans les intestins. Sauf que certaines personnes manquent de lactase et le lactose s’avère à ne pas être digéré. L’intolérance au lactose se manifeste rarement avant l’âge de 3 ans. Les inconforts causés par une intolérance au lactose sont : ballonnements/flatulences, douleurs/crampes, diarrhée/constipation, vomissements/selles verdâtres (symptôme principal chez le bébé).


Pour ce qui est de l’intolérance aux protéines bovines, c’est plutôt considéré comme une allergie. En fait il existe deux types d’allergies aux protéines bovines. La première, l’allergie de type 1 implique le système immunitaire et des anticorps. Elle fera réagir parce que c’est le système immunitaire (et non digestif) qui produiront des anticorps pour combattre les protéines présentes dans le lait de vache. L’intestin laisse passer les protéines bovines dans le sang et le système immunitaire identifie ces protéines comme étant des éléments étrangers potentiellement dangereux ! Il provoquera donc une réaction exagérée. La quantité ingérée peut être infime pour qu’il y ait une réaction allergique. Les symptômes inclus ceux de l’intolérance au lactose, mais produira dans 80 à 90% des cas des éruptions cutanés. La réaction sera visible habituellement dans un délais rapide (15-20 minutes), mais peut prendre jusqu’à deux heures. La réaction la plus grave sera un choc anaphylactique. Sinon on peut observer une respiration sifflante / une toux / changement de tonalité dans les pleurs. Ce type d’allergie apparaît souvent quelques mois après la naissance et peut perdurer jusqu’à l’âge de deux ans. Le diagnostique se fera par un allergologue à l’aide d’un test cutané et/ou de prises de sang.


L’allergie de type 2 met en cause le système immunitaire, mais n’enclenchera pas la production d’anticorps. Elle est associée à une immaturité du système digestif et l’apparition des symptômes est plus lente, entre 2 à 48 heures après la consommation de lait de vache. Les symptômes sont souvent limités au système gastro-intestinal, donc apparents aux inconforts d’une intolérance au lactose avec possibilité de mucus ou sang dans les selles. On peut voir aussi des vomissements, diarrhées, douleurs abdominales, tortillements, irritabilité excessive, régurgitation, reflux, perte/prise de poids insuffisante. Les symptômes apparaissent habituellement dans les premières semaines de vie du bébé et peuvent disparaître avant l’âge de deux ans. Les symptômes sont souvent proportionnels à la quantité ingérée. On ne peut pas confirmer cette allergie à l’aide de test cutané ou de prises sanguines. On se fie donc à une amélioration des symptômes après l’éviction des aliments contenants de la protéine bovine. C’est dans ce cas-ci que les enfants qui réagissent au lait de vache vont fréquemment réagir à la protéine de soya et de chèvre.


La liste des aliments à éviter contient :

- Le lait

- Le beurre

- La crème / crème sûre / crème glacée / friandises glacées contenant des produits laitiers

- Sauces pouvant contenir du bouillon de bœuf ou du lait

- Le fromage

- Le yogourt

- Le bœuf / le veau


Pour ce qui est de l’intolérance aux protéines bovines chez le nourrisson (allergie de type 2), elle est portée à disparaître vers l’âge de 9 à 18 mois. Il faut alors réintégrer les aliments tranquillement et surveiller attentivement l’apparition de symptômes chez le bébé. Pour la mère allaitante, elle doit d’abord réintégrer les aliments dans son alimentation à elle et cela très graduellement. C’est à dire commencer avec le lait cuit et attendre 7 à 10 jours avant de passer à une autre étape par exemple réintroduire le fromage cuit par la suite, etc. Il faut faire de même avec le soya. Encore une fois, l’aide d’une nutritionniste peut vous être utile ici.


J’ai récemment commencé à me procurer des substituts de produits laitiers pour Jake et lui créer des recettes sans protéines bovines. Je vous partage ces substitutions et les recettes !


- Pour remplacer le lait de vache : Lait d’avoine, lait d’amande, lait de riz, etc.

- Pour remplacer le yogourt : crème de noix de coco (marque Silk)

À utiliser avec toutes les galettes, muffins, croquettes !

- Pour remplacer la crème dans les recettes : préparation crémeuse de soya biologique Belsoy «Cuisine Soya» (si le soya a été réintégré)

- Pour remplacer le beurre : Tartinade traditionnelle sans soya au goût de beurre (Soy free Buttery Spread) de earth balance ou Becel Vegan

- Pour remplacer le fromage : fromage de chèvre style Gouda (je le râpe pour l’intégrer)

- Pour remplacer les friandises glacées l’été : fruits purée avec lait de substitut de votre choix.

- Pour remplacer la protéine de vache : porc, agneau, cheval, volaille, poissons et fruits de mer, noix et graines (par exemple, graines de chanvre et de citrouille), beurres de noix, beurres de graines (citrouille et tournesol sont bien appréciés), boissons végétales enrichies, œufs, légumineuses, sauf la fève de soya (edamame) en cas d’allergie au soya, produits céréaliers (sarrasin, épeautre, quinoa, blé, millet, etc.)

Les informations nutritionnelles ont été validées par une Nutritionniste.



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